.CURE DE PROLAPSUS

QU’EST-CE QU’UNE CURE DE PROLAPSUS

Le but de l’intervention est de traiter une descente d’organes du petit bassin.
La vessie, l’utérus et le rectum peuvent être descendus (prolapsus génital) à des degrés divers dans le vagin ou en dehors du vagin - l’intervention permet de les remettre en place et de les fixer dans le petit bassin.
Elle peut comporter l’ablation de l’utérus, hystérectomie totale avec ou sans anesthésie (voir article hystérectomie).

 

 


AVANT INTERVENTION

- une consultation pré-anesthésique doit être réalisée systématiquement avant toute intervention.
- vous serez hospitalisée la veille ou le matin même de l’opération
- il peut être utile de procéder à une épilation totale de la région génitale (sera précisé en consultation pré opératoire)
- pour réduire au minimum les désagréments liés à la reprise du transit il est recommandé un régime sans résidus 5 jours avant l’intervention (une fiche vous sera remise lors de consultation pré opératoire)
- une douche à la Bétadine le matin de l’intervention (y compris les cheveux)
- jeun stricte minimum 6 heures avant intervention (ni boire ni fumer !)
- munissez-vous de tous les documents nécessaires (carte d’identité, carte Vitale, complémentaire, résultats d’analyses, traitement personnel)

 

 


TYPES D’INTERVENTION

L’intervention est réalisée sous anesthésie générale (voie abdominale et coelioscopique) ou locorégionale - péridurale ou rachianesthésie (voie vaginale). La méthode utilisée est précisée lors d la consultation pré opératoire avec le chirurgien et l’anesthésiste.

L’intervention peut se réaliser de trois deux manières principales

1. Cure de prolapsus par voie abdominale (ou voie haute)
Dans ce cas, l’intervention est réalisée par une ouverture de l’abdomen, généralement horizontale, parfois verticale, entre le pubis et l’ombilic. Le vagin, la vessie et le rectum sont maintenus en place à l’aide d’une bandelette fixée à un élément solide du bassin.

2. Cure de prolapsus par voie coelioscopique :
Dans ce cas l’intervention est identique à la voie abdominale, avec la différence d’utiliser la cœlioscopie – toute l’intervention se déroule sous contrôle de caméra et instruments introduits dans la cavité abdominales par des tubes (trocarts) de faible diamètre de 5 à 10 mm (voir article cœlioscopie).
Cela permet un rétablissement plus rapide, moins douloureux et une réalisation en régime ambulatoire ou hospitalisation de 1 nuit.

3. Cure de prolapsus par voie vaginale (ou par voie basse) :
L’intervention se déroule alors par les voies naturelles et ne comporte pas d’incision abdominale.

Quelle que soit la méthode utilisée, une incision du périnée (la région située entre le vagin et l’anus) peut être nécessaire pour assurer le soutènement du rectum.

Le chirurgien vous précisera le type d’intervention qu’il prévoit pour vous.

 

 


APRÈS UNE CURE DE PROLAPSUS

Si l’intervention comporte une hystérectomie :
Si vous n’êtes pas ménopausée avant l’intervention, il y a l’absence totale de règles et l’absence de possibilité de grossesse. Si les ovaires sont laissés en place, leur fonction persistera jusqu’à la ménopause naturelle. Vous n’aurez ni bouffées de chaleur ni autre manifestation de ménopause après l’intervention.
Si les ovaires sont retirés, l’intervention entraîne une ménopause (manifestations telles que des bouffées de chaleur).

Si l’intervention ne comporte pas d’hystérectomie :
Il n’y aura pas de modification particulière à part celles liées au traitement de la descente d’organe.

Dans tous les cas, la cure de prolapsus n’empêche pas la possibilité de rapports sexuels sauf cas très particulier qui vous serait signalé par le chirurgien. La reprise des rapports sexuels ne doit pas se faire avant une visite médicale de contrôle postopératoire.

 

 


LES RISQUES DE L’INTERVENTION

La cure de prolapsus est une intervention courante et bien réglée dont le déroulement est simple dans la grande majorité des cas.

Comme toute chirurgie, cette intervention peut comporter très  exceptionnellement un risque vital ou de séquelles graves.

Exceptionnellement, des plaies graves (blessure, perforation) des organes internes de l’abdomen (intestins, vaisseaux sanguins, vessie, uretère) peuvent se produire.
Cela nécessite une prise en charge chirurgicale spécifique.
Des cas exceptionnels d’hémorragie peuvent mettre en danger de vie la patiente - une transfusion sanguine ou de produits dérivés du sang est dans ce cas nécessaire.
Au cours ou dans  post opératoires peut survenir parfois, au niveau de la cicatrice, un hématome ou une infection (abcès), nécessitant le plus souvent de simples soins locaux.
Il n’est pas rare qu’une infection urinaire survienne, généralement sans gravité.
Après l’ablation de la sonde urinaire, des difficultés à uriner peuvent être rencontrées pendant quelques jours et peuvent parfois justifier un traitement médicamenteux, éventuellement de remettre en place une sonde urinaire, voire de prolonger la durée prévue d’hospitalisation.
Sauf cas particulier, un traitement anticoagulant est prescrit pendant la période de l’hospitalisation afin de réduire le risque de phlébite (formation d’un caillot dans une veine des jambes) ou d’une embolie pulmonaire.
Exceptionnellement, une hémorragie ou une infection sévère peuvent survenir dans les jours suivant l’opération et nécessiter une ré intervention.

La prise en charge actuelle de la douleur (anesthésie multimodale) permet d’éviter certains désagréments pouvant survenir dans la période post-opératoire : en particulier des phénomènes douloureux, principalement dans l’abdomen.

 
À distance de l’intervention, il existe une possibilité d’amélioration incomplète voire d’échec de certains aspects de l’intervention, par exemple : persistance d’une partie de la descente d’organes, absence d’amélioration ou amélioration partielle de l’incontinence urinaire, persistance ou apparition d’une gêne lors des rapports sexuels.
Il peut parfois survenir une récidive de prolapsus ou d’incontinence urinaire plusieurs mois ou années après une intervention initialement satisfaisante.

Il est impératif d’informer le médecin de vos antécédents (personnels et familiaux) et de l’ensemble des traitements et médicaments que vous prenez. Certains risques peuvent être favorisés par votre état, vos antécédents ou par un traitement pris avant l’opération.

 

 


APRES  INTERVENTION

- vous passerez en salle de réveil avant de retourner dans votre chambre
- une sonde urinaire, de même que la perfusion intraveineuse, sont généralement laissées en place pour une durée variable.
- après intervention par voie basse une mèche ou compresse est parfois laissée dans le vagin dans les suites immédiates.
- en cas d’ouverture de l’abdomen, un drain (tuyau) est parfois mis en place pour quelques jours pour éviter un hématome.
- un traitement anticoagulant peut être instauré dans les suites.
- un saignement vaginal modéré est banal au cours de la période post-opératoire.
- la reprise d’une alimentation normale se fait en général très rapidement suivant l’opération.
- des douches sont possibles quelques jours après l’opération mais il est recommandé d’attendre trois semaines avant de prendre un bain.
- la durée d’hospitalisation sera variable selon le type d’intervention réalisée- si l’intervention est réalisée en régime ambulatoire la sortie a lieu le soir même, sinon elle est comprise  entre le 2e et le 7e jour post-opératoire.

- les consignes post opératoires (hygiène, soins à domicile, activité physique et sexuelle, reprise de travail) vous seront précisées avant votre sortie par le médecin et le personnel soignant

- après votre retour à domicile, si des douleurs, des saignements, de la fièvre, des vomissements, arrêt de transit ou toute autre anomalie apparaissent, il est indispensable de consulter ou d’en informer votre chirurgien ou celui de garde quelle que soit l’heure du jour ou de la nuit.


-Contact heures ouvrables : 0555 18 55 24, 0555 19 55 23, 0555 18 55 22
-Contact nuit : 08 26 300 888
-En cas exceptionnel d’absence de réponse – appelez le 15 

 



Si ces informations ne peuvent pas répondre à toutes vos interrogations, n’hésitez pas à poser au chirurgien toutes les questions nécessaires lors de la consultation pré opératoire ou en utilisant notre formulaire de contact sur le site www.gynecobrive.fr